Scandale de l'amiante au CHU

Après l'article de Médiacités dont on vous parlait ici, voilà un tract commun de la CGT du CHU et de la CGT Construction, Bois, Ameublement


SCANDALE de L'amiante au CHU de Toulouse !!! Médiacités vient de publier un article sur de gros manquements aux principes de prévention amiante au cœur du site de Purpan. Ce nouveau scandale intervient après le décès d’une auxiliaire de puériculture du CHU suite à un cancer lié à l’exposition à l’amiante au CHU de Toulouse reconnu en maladie professionnelle. 
https://www.mediacites.fr/enquete/toulouse/2023/06/12/un-chantier-de-desamiantage-ni-fait-ni-a-faire-au-chu-de-toulouse/
Depuis 2015, La CGT dénonce les problématiques de risques de contamination amiante au CHU de Toulouse au vu des recherches d’économies permanentes de la direction du CHU de Toulouse. En 2017, une expertise indépendante a pointé tous les manquements du CHU depuis l’interdiction de l’utilisation de l’amiante en 1997 et les législations associées.
Récemment, une auxiliaire de puériculture Marie Christine Anglade ayant travaillé toute sa vie à la crèche de Purpan est décédée en 2021 d’un cancer lié à l’exposition à l’amiante reconnu imputable au service sans que le CHU n’est organisé un suivi du personnel et des enfants. Nous sommes au début d’une crise sanitaire d’ampleur dont personne ne veut se saisir. Pourtant les expositions à l’amiante demeurent une réalité quotidienne pour des salariés de la Construction mal informés mais aussi pour des salarié(e) et des usager(e)s intervenant dans des bâtiments publics ou professionnels. Les estimations font état de 50 à 100 000 décès dans les années à venir.
Sur la démolition récente de vieux bâtiments sur Purpan Nord, le CHU a choisi, en toute connaissance de cause, une entreprise qui pose régulièrement des problèmes au CHU de Toulouse mais qui pourtant est toujours choisie pour faire des économies : l’entreprise CASSIN Désamiantage Démolition. 
La CGT du CHU de Toulouse a dû déposer 2 procédures de Danger Grave et Imminent les 11 et 13 mai 2023 au vu de graves manquements constatés sur le chantier et à l’occasion de l’évacuation des déchets amiantés. Du personnel et des patients du CHU ont été exposés du fait des manquements.
Cette entreprise a sous-traité le désamiantage de ces vieux bâtiments à l’entreprise EGD, la prestation n’a pas été terminée par cette entreprise et le stockage des déchets amiantés n’était pas conforme à la réglementation. Les procédures réglementaires du métier, sur lesquelles l’entreprise s’était d’ailleurs engagée, n’ont pas été respectées. Certains conditionnements étaient percés, l’entreprise Cassin a pris le relais de la démolition avec du personnel sans formation amiante mise à jour, ou avec des intérimaires sans la présence de désamianteurs habilités. De ce fait, des bennes non-étiquetées « amiante », en apparence remplies de fenêtres amiantées, ont été évacuées, pour une, et stockée de longues semaines sur site en plein vents, pour l’autre. 
Le chef de chantier de l’entreprise Cassin DD a lancé une alerte pour indiquer que l’absence de désamianteur pendant la première phase de démolition entraînait la présence de gravats (qui servent de remblais pour la suite de la démolition) mélangés avec des déchets amiantés. Nous avons demandé à ce que la direction du CHU de Toulouse contacte le chef de chantier pour faire des prélèvements sous son contrôle et pour pouvoir trouver des solutions. 
Nous ne comprenons pas la passivité de l'Inspection du travail qui n'a pas fait cesser les entraves au CSE de la Société CASSIN lorsqu'elle en a été alertée, ni pris contact avec le lanceur d'alerte. Il est important que toutes les parties assument leur responsabilité en toute indépendance pour garantir la manifestation de la vérité et ne soient pas amenées, de fait, à couvrir celles et ceux qui souhaitent faire des plus-values malsaines sur de l'argent public, au détriment de la santé publique.
Mais manifestement la direction du CHU de Toulouse ne compte pas non plus faire la lumière sur cette affaire… L’explication vient peut être du fait que sur un autre chantier de démolition de Purpan, la direction du CHU est accusée de favoritisme en faveur de l’entreprise CASSIN « Quand la direction du CHU de Toulouse manipule le résultat d’un marché public ». L’offre proposée par CASSIN était totalement en décalage avec la démolition envisagée mais coûtait moins cher. Cassin a pourtant été choisi. Nous savons qu’il y a eu pendant la démolition du bâtiment Putois un accident de travail potentiellement mortel sur le chantier avec une coupure générale électrique de tout Purpan par section d’un câble à haute tension, cela aurait pu avoir des conséquences dramatiques.
La CGT dans le cadre des missions de ses élus au sein des entreprises concernées en matière de Santé et Sécurité et Conditions de Travail a décidé de déposer une plainte par le biais de notre avocat spécialisé en question d’amiante et environnement Maître François Lafforgue.

La CGT du CHU de Toulouse et la CGT Construction SLCBA 31



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